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Comment atteindre une bonne rentabilité locative ?

Le rendement locatif est le sujet qui passionne tous les investisseurs immobiliers.

Mais une question revient toujours : qu’est-ce qu’une bonne rentabilité locative ?

Est-ce 4 %, 8 % ou 12 % ?

La vérité est plus nuancée : cela dépend de vos objectifs, de votre stratégie patrimoniale et du niveau de risque que vous acceptez.

Dans cet article, nous allons voir :

  • ce qu’est réellement une bonne rentabilité locative,
  • comment la calculer correctement (brut, net, net-net),
  • quelles villes offrent les meilleurs rendements,
  • et surtout, comment viser l’autofinancement grâce à un outil gratuit que je vous mets à disposition.

Qu’est-ce qu’une bonne rentabilité locative ?

On entend souvent qu’un bon rendement locatif se situe entre 5 % et 10 % brut. Mais la réalité est plus complexe.

👉 Si vous investissez dans un appartement en plein centre de Lyon ou Bordeaux, une rentabilité brute de 4 % peut déjà être une bonne affaire, car la demande locative est forte et la valeur du bien va probablement grimper sur le long terme.

👉 En revanche, dans des villes moyennes comme Saint-Étienne ou Poitiers, il n’est pas rare de trouver des rendements bruts à 12 % ou plus. Mais attention : ces marchés présentent souvent un risque de vacance locative plus élevé.

En résumé : une bonne rentabilité locative est celle qui correspond à vos objectifs (cashflow immédiat ou plus-value future) tout en limitant le risque.

Pourquoi observe-t-on un tel écart de rentabilité locative ?

L’écart s’explique par un facteur clé : le niveau de risque.

Villes dynamiques et tenduesVilles moyennes attractivesVilles en perte de vitesse
Paris, Lyon, NantesLe Havre, Brest, PoitiersMontluçon
certaines zones rurales
Rendement faible
3-5 % brut
Rendements corrects
6-8% brut
Rendement important
>10%
Sécurité locative
Revalorisation long terme
Equilibre risque/rentabilitéRisque de vacance
Risque de perte de valeur du bien

Le rendement locatif brut n’est pas suffisant

Beaucoup d’investisseurs se focalisent sur le rendement brut, mais ce n’est qu’un indicateur de premier tri.

La rentabilité brute est tout égale à vos loyers annuels divisés par le prix du bien.

Problème : ce calcul ne prend pas en compte les charges réelles (copropriété, taxe foncière, assurance, travaux, vacances locatives).

👉 Si votre immeuble a un chauffage collectif, un concierge, une taxe foncière élevée ou nécessite de gros travaux, votre rendement net sera bien inférieur.

👉 Exemple : un studio étudiant loué 10 mois sur 12 peut afficher 8 % brut… mais tomber à 5 % net à cause des vacances locatives.

Différence entre rendement locatif brut, net et net-net

Pour bien estimer la bonne rentabilité locative, il faut affiner le calcul :

  • Rendement brut : simple mais incomplet.
  • Rendement net : prend en compte les charges (frais de gestion, syndic, taxe foncière, assurance, travaux…).
  • Rendement net-net (ou net d’impôts) : ajoute votre fiscalité (IR, prélèvements sociaux, régime LMNP, Pinel, etc.).

📥 Pour vous simplifier la vie, je vous offre un fichier Excel gratuit qui calcule automatiquement votre rentabilité nette et nette-net.

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Quelle rentabilité locative viser pour autofinancer votre bien ?

L’objectif ultime de nombreux investisseurs est d’atteindre l’autofinancement, c’est-à-dire que les loyers couvrent le crédit, les charges et les impôts.

En pratique :

  • Un rendement brut d’environ 10 % est souvent nécessaire pour espérer atteindre l’autofinancement (avant impôts).
  • Avec un rendement net de 6 à 7 %, vous parviendrez généralement à couvrir vos frais et, dans certains cas, à dégager un cashflow positif.

👉 Exemple concret : en 2019, j’ai acheté un studio au prix de 66 000 €, avec un loyer hors charges de 415 € par mois. Après calcul dans mon fichier Excel :

  • il fallait viser un rendement brut de 9,6 % pour atteindre l’autofinancement,
  • et environ 13,5 % brut théorique pour compenser totalement l’effet de la fiscalité (selon ma tranche d’imposition).
Fichier Excel pour calculer une bonne rentabilité locative

Cet exemple illustre bien que la bonne rentabilité locative ne se limite pas au brut affiché : il faut toujours intégrer charges et fiscalité pour mesurer la réalité de votre investissement.

Exemples de villes avec une bonne rentabilité locative

Selon les données 2025, voici quelques tendances moyennes :

Ville Rentabilité brute moyenneRisque locatifAtout principal
Lyon 3-4 %Faible Forte demande, plus-value à long terme
Nantes 4-5 %Faible Marché tendu, sécurité locative
Le Havre 6-7 %Moyen Bon rapport qualité/prix
Poitiers 7-8 %Moyen Ville étudiante dynamique
Montluçon 10-12 %Élevé Prix très bas mais risque de vacance

👉 Comme vous le voyez, la bonne rentabilité locative n’a pas le même sens selon la ville et vos objectifs.

Comment maximiser votre rentabilité locative ?

Voici quelques leviers concrets :

  1. Choisir le bon emplacement : tension locative, transports, dynamisme économique.
  2. Optimiser le financement : effet de levier bancaire plutôt que cash.
  3. Adapter le type de bien à la demande : studio étudiant en ville universitaire, T3/T4 en zones familiales.
  4. Réduire les charges : travaux énergétiques, négociation d’assurance, gestion en direct.
  5. Choisir le bon régime fiscal : LMNP au réel, déficit foncier, Pinel…

FAQ – Bonne rentabilité locative

Conclusion : votre bonne rentabilité locative dépend de vos objectifs

Il n’existe pas de chiffre universel. Une bonne rentabilité locative est avant tout celle qui correspond à votre projet et à votre profil d’investisseur.

👉 Pour vous aider à calculer la rentabilité nette et savoir si votre bien peut s’autofinancer, je mets à votre disposition un fichier Excel gratuit.

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